Risques de l’émetteur : opérationnels et commerciaux :
• Le principal risque est lié à l’activité de crédit de F'in Common. Le taux de défaillance des crédits sur les 62 premiers mois d'activité est de 0 % mais cela ne signifie évidemment pas qu'il ne puisse augmenter à l'avenir. Une politique de monitoring du risque des emprunteurs et une procédure de recouvrement en cas d’impayés ont été mises en place afin de limiter le risque d’impayés et d’améliorer le taux de recouvrement si ce risque se matérialise. Pour atténuer ce risque, F'in Common n’offre des financements aux entreprises qu’au prorata des crédits obtenus par celles-ci auprès d'autres prêteurs. Par ailleurs, F'in Common bénéficie, pour une partie des crédits octroyés, de sûretés (hypothèque, mandat hypothécaire…) constituées par l’emprunteur. Depuis le mois d’août 2023, elle peut bénéficier également, pour une partie des nouveaux crédits octroyés, d’une garantie fournie par le Fonds Européen d’Investissement (FEI). Aucun crédit n’a toutefois encore été assorti d’une telle garantie du FEI à ce jour. F'in Common dispose également d'un fonds de réserve affecté à la couverture des risques liés à l'octroi de crédits et actuellement doté d’un montant de 31.338,32 €. En cas de sinistre de crédit non entièrement couvert par l’ensemble des garanties mentionnées ci-dessus, la réduction de valeur qui en résulte fait l’objet d’une reprise à ce fonds. Enfin, la Fondation pour les Générations Futures offre gratuitement à F'in Common une couverture des sinistres, à concurrence de 150.000 €, pour couvrir la partie de la réduction de valeur qui excède la valeur du fonds de réserve affecté à la couverture des risques liés à l'octroi de crédits.
• Les revenus de F’in Common dépendent des intérêts versés par les emprunteurs à qui la coopérative octroie des crédits. Dès lors, F’in Common fait face au risque commercial de ne pas offrir assez de crédits pour générer un revenu suffisant. Pour mitiger ce risque, F’in Common a établi une stratégie de prospection afin de commercialiser le volume de crédit nécessaire.
• Il existe par ailleurs un risque opérationnel relatif aux liquidités nécessaires que F’in Common doit obtenir pour être ensuite en mesure d’octroyer des crédits aux entreprises qui sollicitent la coopérative. F’in Common s’appuie sur deux ressources financières pour obtenir les liquidités nécessaires : le capital levé et des prêts octroyés par des entreprises de l’économie sociale si le capital levé s’avère insuffisant.
• Malgré une attention toute particulière portée à ces risques, F'in Common est par ailleurs exposée à plusieurs autres types de risques opérationnels. Il peut s’agir de fraude ou d’autres activités criminelles (tant externes qu’internes), de dysfonctionnement des processus ou procédures, de pannes ou d’indisponibilité des systèmes, d’erreurs humaines, etc… De tels événements peuvent engendrer des pertes financières ou porter préjudice à la réputation de F'in Common.
• L’Ordonnance de la Région de Bruxelles-Capitale du 17 mars 2023 mobilisant l'épargne citoyenne au bénéfice de la relance et de la transition économique prévoit, moyennant le respect d’un certain nombre de conditions, un crédit d’impôt au bénéfice des personnes qui sont assujetties à l'impôt sur le revenu des personnes physiques, sont localisées en Région de Bruxelles-Capitale et acquièrent une ou des actions d'une coopérative de crédit à finalité sociale. Le crédit d’impôt s'élève à 3,5 pour cent de la somme des valeurs à l'acquisition des actions libérées par le coopérateur durant la période imposable et durant les quatre périodes imposables précédentes. F’in Common est agréée pour prendre part à ce dispositif qui constitue évidemment un incitant important, de nature à augmenter l’attractivité de l’offre de parts sociales de catégorie B de F’in Common. Celle-ci devra toutefois faire face au risque que, à l’issue des 5 années d’investissement durant lesquelles les coopérateurs bénéficient de l’avantage fiscal, ceux-ci demandent le remboursement de leurs parts, générant un problème de liquidité au sein de la coopérative.
Risques de de l’émetteur : gouvernance :
• F'in Common est administrée par un conseil d’administration composé de six administrateurs associés, nommés par l’assemblée générale des associés. Il s’agit actuellement de représentants de personnes morales justifiant d'une expertise en matière sociétale, de personnes morales susceptibles de bénéficier d'un financement de la part de la coopérative et d’un représentant des citoyens investisseurs. De cette manière, les différents types de coopérateurs sont représentés au conseil d’administration.
• L’offre de parts sociales de société coopérative qui fait l’objet de la présente note d’information aura par ailleurs pour effet de compléter l’assemblée générale de F'in Common avec des coopérateurs désireux d'investir solidairement dans le développement de l'entrepreneuriat social belge. En termes d’expertise, deux des six administrateurs actuels assurent des fonctions dirigeantes dans d’autres entreprises et ils offrent donc ensemble l’expertise dont F'in Common a besoin. Trois autres administrateurs travaillent depuis de nombreuses années dans le domaine de la finance solidaire et un administrateur est actif dans le secteur des banques & assurances.
• F'in Common ne dispose pas pour l’instant d’une équipe exécutive et l’ASBL Financité prend en charge sa gestion et sa promotion moyennant une rémunération depuis le 3 juin 2022. L’administratrice-déléguée de F'in Common est employée de Financité. Elle a assumé la gestion de la coopérative depuis le mois de décembre 2019. Le lien entre l’administratrice-déléguée et Financité induit toutefois un risque de gouvernance si le conseil d’administration venait à ne pas exercer strictement sa mission de contrôle. Par ailleurs, la situation où l’administratrice-déléguée viendrait à quitter F'in Common, sans qu’on ne puisse pourvoir à son remplacement immédiat, pourrait avoir un impact négatif à court et moyen terme sur le développement et sur les résultats de celle-ci. Afin de minimiser ce risque, F'in Common rédige et met à jour ses procédures qui permettent la prise en charge rapide de ces tâches par une autre personne.